Love Room — Bretagne
Deux maisons. Un programme singulier, aux marges de la commande ordinaire.
L’enjeu était simple à formuler, délicat à construire : faire de l’espace un compagnon de l’intime. Ni démonstratif, ni explicite — juste juste.
Chaque pièce s’organise comme une progression. Le spa d’abord, seuil doux entre le dehors et soi. Puis la chambre à l’etage, dont la relation à la salle de bain n’est jamais anodine — les corps y sont suggérés, la vapeur, le son de l’eau, la transparence ou son absence savamment dosée.
Et puis, la chambre secrète. Plus tamisée, plus retirée. Un espace qui ne se révèle pas d’emblée, qui demande qu’on s’y engage.
Ici, le désir ne s’affiche pas. Il s’architecture.
Le permis final qui a été déposé ne correspond plus au projet initial, il a été finalement composé avec le PLU, alignant les volumes sur ceux du voisinage. L’enveloppe s’est assagie. Mais l’intérieur, lui, n’a rien concédé. C’est souvent là que se joue l’architecture — dans ce qui résiste, discrètement, derrière une façade raisonnable.