Denis Placin Architecte DPLG

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi certaines maisons semblent accueillantes dès le seuil franchi, quand d’autres oppressent sans raison apparente ? Ce que vous ressentez n’est pas le fruit de votre imagination. C’est la lecture d’une mémoire déposée. C’est ce que l’on appelle l’imprégnation .

 

De quoi parle-t-on ?

 

L’imprégnation désigne le fait qu’un lieu, ses murs, son mobilier, ses objets conserve la trace des émotions et des états intérieurs de ceux qui l’occupent. On distingue trois grandes formes d’imprégnation : celle des murs, celle du mobilier et des objets, et celle du temps.

 

1. L’imprégnation des murs, cloisons, dalles et plafonds

C’est la première forme, et la plus englobante. Les murs et les cloisons stockent des mémoires directement liées aux occupants et à leurs émotions. Deux facteurs augmentent cette capacité d’enregistrement :

  • L’humidité : plus le taux est élevé, plus les murs s’informent facilement et retiennent l’information.
  • L’intensité émotionnelle : plus l’émotion vécue est vive, plus elle marque l’espace.

Progressivement, murs cloisons sol et plafond forment une sorte de halo informationnel qui crée une ambiance propre à l’habitation. C’est ce que l’on résume par l’expression : la maison est habitée.

Concrètement, une personne clairsentante peut entrer dans un lieu et y percevoir, de façon approximative, le mode de vie de ses occupants. Si ces personnes vivent dans la tristesse, certains espaces s’informeront de cette tristesse. Le même mécanisme vaut pour la colère, la joie et toute la palette de ce que l’être humain peut exprimer jusqu’à la maladie, certains organes imprègnent l’espace , et parfois la mort.

2. L’imprégnation du mobilier et des objets

Le principe est identique, mais à plus petite échelle. Il concerne les meubles où l’on reste stationné longtemps : un lit, un canapé, un fauteuil, une chaise ou l’on a l’habitude de s’assoir. La durée de contact répété suffit à ce que le meuble s’imprègne des émotions et du mental de la personne.

Les objets du quotidien fonctionnent de la même manière. Les vêtements, par exemple, se chargent de l’histoire de ceux qui les portent. C’est pourquoi il est possible de lire un lit, une chaise ou un canapé, et d’y retrouver la palette émotionnelle de son propriétaire.

3. L’imprégnation temporelle

Cette dernière forme introduit la dimension du passé. Les personnes ayant vécu dans le lieu avant les occupants actuels ont, elles aussi, informé les murs. Dans une maison très chargée, tout se passe comme si des couches d’informations successives s’étaient déposées les unes sur les autres. Plus la maison est ancienne et humide, plus vous allez potentiellement récupérer les mémoires de ses anciens résidents.

C’est ici qu’une confusion fréquente se produit : on attribue volontiers ces informations à des fantômes ou à des esprits figés dans le temps. Or il ne s’agit pas d’entités présentes, mais simplement de l’émanation résiduelle de ceux qui ont vécu là. Le cerveau droit des personnes clairsentantes peut créer des interactions verbales et auditives avec ces mémoires et établir un lien informationnel, comme si vos murs possédaient une banque de données figée dans le temps dans laquelle il est possible de puiser et de rentrer en interaction.

Ce qu’il faut retenir

Une maison enregistre. Elle enregistre par ses murs, par son mobilier, et à travers les époques. Ce que l’on ressent en franchissant une porte n’est donc pas un hasard : c’est la lecture d’une mémoire déposée.

C’est précisément pour cette raison qu’une intervention géobiologique ne se limite pas à la mesure des réseaux telluriques. Comprendre ce qu’un espace a traversé et ce que ses habitants y ont déposé fait partie intégrante de ma lecture du lieu. Car rééquilibrer un espace, c’est aussi lui permettre d’accueillir une nouvelle histoire.

La purification d’un lieu et du mobilier qui lui appartient, permet de rompre une boucle dans laquelle le résident informe l’espace, et ce même espace rayonne en retour une information qui vient nourrir son occupant. Sans intervention, cette boucle peut s’auto-entretenir indéfiniment.

Mais le réencodage de l’espace ne règle pas pour autant la problématique centrale : son émission. Car c’est bien là que réside l’enjeu majeur. Nous sommes nous-mêmes acteurs de ce champ d’information et si l’espace peut être purifié, une transformation durable ne peut s’opérer sans une modification profonde chez le résident lui-même.

À venir sur le blog

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  • Réseaux telluriques , comment composer votre projet avec :  Le sol parle avant même que les plans soient tracés. Comprendre les réseaux qui quadrillent votre terrain, c’est concevoir un bâtiment qui s’inscrit dans son territoire .

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